Paul Soulikias

Paul Vanier-Beaulieu
4 avril 2017
Réjane Sanschagrin
4 avril 2017

Paléologos (Paul) Soulikias est né à Komotini, en Thrace, en 1926, mais est élevé à Volos, en Thessalie. Son père est originaire de Fanari, à Karditsa, et sa mère de Thrace orientale. Son enfance et son adolescence se déroulent durant l’Occupation Allemande et des années d’après-guerre. Ce temps ne favorise guère les études exigeantes et approfondies de la peinture, dont Soulikias a besoin pour exprimer une créativité poussée par ses aptitudes intellectuelles et artistiques. Désirant être sincère avec l’art qu’il respecte, comme avec soi-même, il entreprend des études d’art d’abord à Athènes à l’École ABC puis les poursuit à Paris en 1956 où il entreprend l’étude des grands peintres du Louvre. Il peint des scènes au bord de la Seine et fait connaissance avec d’autres artistes. Durant cette période, il travaille surtout le dessin.

En 1959, il s’établit au Canada. Âgé 33 ans, il continue à peindre quand ses emplois lui en laissent le temps. Son début de carrière se fait au seuil de la quarantaine, quand il remporte un prix avec un paysage des Laurentides. C’est ainsi qu’il retourne avec passion, chaque fois qu’il le peut, peindre cette belle région.

Les Canadiens découvrent l’œuvre de Paul Soulikias en 1965. Soulikias participe à plusieurs symposiums de peinture internationaux organisés par diverses villes du Québec, et jouit de l’estime de ses confrères de la province du Québec au Canada, ainsi que de plusieurs autres aux Etats-Unis.

Les tableaux de P.Soulikias sont exposés dans des galeries de Montréal et au Musée des Beaux-arts de Montréal. Ils se retrouvent également dans plusieurs collections publiques ou privées, au Canada, aux États-Unis et en Europe.

Connu surtout comme paysagiste, il peint également de nombreuses natures mortes, avec un sens remarquable de la composition. L’artiste sait dépouiller un sujet, en réduire les masses et les détails à l’essentiel. Par ailleurs, Soulikias se laisse aller, dans un registre chromatique restreint et très particulier, où quelques touches fantaisistes traduisent la liberté d’expression caractérisant la majorité de ses oeuvres.